6 erreurs qui tuent le taux de conversion de votre site e-commerce

Comme tous les e-commerçants, vous luttez contre les abandons de panier, contre le taux de rebond, et bien d’autres problèmes qui pour la plupart sont classiques. Mais d’autres problèmes échappent à beaucoup de Responsables e-commerce pour améliorer le taux de conversion.
Des détails apparemment mineurs dans la conception, les formulations de texte ou la navigation peuvent faire fuir vos potentiels acheteurs. Parfois, les visiteurs ne peuvent pas dire pourquoi ils sont partis, mais seulement qu’ils n’étaient pas à l’aise pour aller plus loin dans l’acte d’achat.
La bonne nouvelle est que la plupart de ces détails sont rapidement et facilement réparables.
Voici six erreurs souvent rencontrées, tueuses de ventes sur un site e-commerce.

1. Les fautes d’orthographe, de frappe, et de grammaire

Les mots mal orthographiés et mal utilisés agissent comme un «arrêt» en matière de compréhension de la lecture. Sur un site e-commerce, il a été largement prouvé que les fautes d’orthographe ou de saisie entament fortement le crédit de confiance du site. De même, elles peuvent sérieusement minimiser l’impact d’un discours marketing.

Une étude menée en 2018 sur plus de 2000  internautes représentatifs de la population, intitulée « “Quel dommage qu’il y ait autant de faute !” La prise en compte des fautes par les consommateurs » met en exergue les effets négatifs des fautes de grammaire et d’orthographes.

Exemple simple : achèteriez-vous sur un site dont le bouton d’ajout au panier contient une faute de frappe ?

Faute-ortographe-bouton-ajout-panier

Un site qui laisse passer ce genre de faute, donne l’impression d’un site négligé, d’un site dont le propriétaire semble peu soucieux de la qualité. Et si c’était comme ça aussi pour le traitement de ma future commande ? Personnellement, je ne prendrai pas de risque en achetant sur ce site.

Relire tous les contenus d’un site est un travail parfois chronophage mais cela vaut la peine d’être fait. Des outils de correction orthographique sont intégrés dans tous les éditeurs de  texte. Un copié-collé de vos contenus peut suffire pour une vérification rapide.

2. Des phrases trop longues, peu lisible, qui n’ont pas de sens

Lorsque nous lisons, nous nous arrêtons pour les virgules, les points-virgules et les points, car les longues phrases sont souvent difficiles à suivre. Les nombreux tests utilisateurs réalisés sur les sites web ont montré que les visiteurs ne lisent quasiment pas les textes. Ils les parcourent rapidement, ils « scannent » les titres et sous titres principalement.
Et plus le support de consultation d’un site e-commerce est de petite taille (comme un smartphone), plus ce comportement augmente. Ainsi, tout ce que nous écrivons pour décrire un produit  son fonctionnement, son mode d’emploi, doit être facile à « lire ».
Utilisez des phrases plus courtes axées sur des détails simples.

Voici un exemple à ne pas suivre, repéré sur un site d’extensions de cheveux. Il manque tous les espaces entre la fin et le début de chaque phrase.

Texte SEO mal optimisé pour la conversion

Est-ce que vous parleriez comme ça des bénéfices de vos produits à vos potentiels clients ?

Texte SEO mal optimisé pour la conversion

Les habitués de l’optimisation SEO reconnaitront une texte mal traduit, ou généré via un outil pour créer du contenu en masse. Mais ce texte n’a aucun sens pour un lecteur humain et décrédibilise le site.

3. Des mauvaises combinaisons de couleurs

Si votre site connaît des taux de rebond élevés, le problème peut aussi être lié à sa charte graphique et notamment le choix de combinaison des couleurs. Certains visiteurs n’aimeront pas votre site mais ils ne peuvent pas expliquer pourquoi.
L’élément en cause peut être la couleur générale, la couleur du logo, la couleur complémentaire des icônes ou des boutons d’action. Ne choisissez pas n’importe quelles couleurs pour la charte graphique de votre site.

Tableau de préférence des couleurs

Les couleurs les plus populaires sont le bleu et le vert.
Marron et jaune sont parmi les moins appréciées. Source : Joe Hallock.

Pour résoudre ce problème, testez des couleurs qui conviennent à votre public. Espérons que votre site utilise abondamment le CSS, ce qui facilite le changement de couleur des éléments, si le besoin s’en fait ressentir.

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4. Copier-coller les descriptions du fournisseur pour vos fiches produits

Les fabricants et grossistes qui font l’effort de fournir des descriptifs de leurs produits conçoivent souvent leur discours comme un argumentaire commercial, destiné à leurs revendeurs professionnels. Mais ces textes peuvent contenir du jargon professionnel, être trop techniques, ou peuvent contenir un argumentaire de vente peu adapté au consommateur final.

Il faut donc faire l’effort d‘écrire ses propres descriptions de produits en pensant à ses lecteurs : qu’ont-ils besoin de savoir ? Qu’est-ce qui va leur donner envie de choisir ce produit ? Quelles sont leurs craintes sur ce produit ? Quelle réponse apporter ?

Ajoutez à cela que si tous les revendeurs d’un même produit se contentent de recopier à l’identique le descriptif fourni par le fabricant, vous aurez un site rempli de contenu dupliqué. Cette pratique étant pénalisée depuis longtemps par Google, votre site ne risquera pas de décoller dans les SERPs…

5. Des mauvaises photos et vidéos

Les photos et les vidéos doivent être attrayantes et qualitatives. Les vidéos en trop basse définition et les petites photos floues ne permettent pas de vendre un produit. Les études sur ce sujet ont prouvé depuis longtemps l’impact positif sur le taux de conversion, de la taille, de la qualité et de la quantité des visuels d’un produit.

Ces mêmes études ont montré que les acheteurs sur internet essayent souvent de lire les mentions sur les emballages des produits.

Zoom visuel produit haute définition sur Amazon

Amazon l’a bien compris et impose pour les fiches produits des visuels en haute définition d’au moins 1001 pixels de hauteur par 2560 pixels de largeur. Ainsi, le zoom sur le visuel est de très bonne qualité, sur Desktop comme sur Smartphone.

6. Pas de test sur les appareils et les navigateurs

Idéalement, votre boutique en ligne devrait avoir quasiment la même apparence sur un Mac que sur un PC, ainsi que lorsqu’elle est chargée via Chrome, Firefox, Internet Explorer et Safari. La version mobile devrait ressembler et fonctionner de la même manière sur un appareil Android que sur un iPhone ou un iPad.

Assurez-vous que le site respecte les normes modernes HTML et CSS. Essayez de satisfaire les clients utilisant du matériel et des logiciels obsolètes, au moins deux versions antérieures.

Un grand classique est le widget du Chat en ligne ou des Avis clients qui s’affiche en bas de page. Sur Desktop, le widget est bien calé dans un coin à droite ou à gauche du site, par dessus une zone vide de contenu.
Mais sur Smartphone, il vient en surimpression du site et couvre une partie de l’écran, empêchant le visiteur de lire une information importante, ou d’accéder à un bouton d’action essentiel pour continuer sa navigation dans le site, ou pour confirmer sa commande.
Les consultants de Skeelbox font des audits de sites e-commerce tous les mois, et ce cas de figure se présente 1 fois sur 2 !

Si vote site est déjà en conformité avec ces points, alors, vous pouvez vous consacrer aux autres problèmes. Dans le cas contraire vous savez ce qu’il vous reste à faire…

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Ludovic Passamonti - Consultant e-commerce
Auteur

Ludovic travaille dans le web depuis 19 ans. Il a défini et mis en oeuvre des stratégies internet et e-commerce pour des grandes marques comme des TPE/PME, en agence web, puis en tant que consultant e-commerce.
Co-fondateur de Skeelbox depuis 2012. Ludovic intervient dans des conférences et séminaires sur les problématiques du e-commerce.

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